Κωνσταντίνος Τσάτσος (Αναμνήσεις)

 

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Κέντρον Ερεύνης Ελληνικής Φιλοσοφίας (ΚΕΕΦ)

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Κωνσταντίνος Τσάτσος (Αναμνήσεις)

Μητσόπουλος, Γεώργιος

Souvenirs de l΄auteur en tant qu΄élève de Constantin Tsatsos, qui fut le fondateur de la philosophie du droit en Grèce. Ces souvenirs se réfèrent à la période 1930-1941, pendant laquelle Constantin Tsatsos enseigna, d΄abord en qualité d΄agrégé, puis de professeur, à la Faculté de Droit de l΄Université d΄Athènes. Athènes la lumineuse fut sa ville natale (1898). Il eut pour parents Dimitrios Tsatsos, un avocat renommé d΄Athènes, et une mère exquise qui faisait rayonner de façon insigne la culture hellénique. Il fut donc élevé dans un contexte intellectuel chaleureux, et à dix-neuf ans (1918) fut reçu parmi les premiers aux examens du diplôme de la Faculté de Droit de l΄Université d΄Athènes. l débute comme jeune avocat au cabinet de son père. Ayant reçu une formation philosophique rare, il poursuit ses études à l΄Université de Heidelberg, près de Rickert et de Jaspers, où il présente sa première étude Der Begriff des positiven Rechts (1928), basée sur l΄orientation «axiologique» de Rickert, laquelle il adapta au sujet de son étude, sujet prépondérent de la philosophie du droit. Pendant la période 1929-1933, Constantin Tsatsos a publié, en langue grecque, quatre études fondamentales de philosophie du droit parmi d΄autres autant remarquables. Dans son étude Le droit en tant que technique et en tant que science (1929), il pose les présupposés de départ à partir desquels on doit aborder le droit en tant que science. Après avoir démontré l΄impossibilité de la séparation de la partie scientifique et de la partie technique du droit, il conclut que la science juridique est une fonction scientifique unique en vue de la connaissance du système unique du droit, étant donné que la recherche de la place systématique de la science du droit parmi l΄ensemble des sciences axiologiques, conduit à la recherche du système des valeurs, dans la mesure où chacune d΄entre elles fonde un objet et par voie de conséquence une science, dont la science juridique, cette dernière étant fondée sur l΄idée de droit spécifiée à travers le système du droit positif et jusqu΄à la détermination de la règle de droit spécifique qui règle le cas individuel. Avec son étude Philosophie et science du droit (1929), Constantin Tsatsos pose son postulat philosophique de base selon lequel l΄idée de droit fertilise, renouvelle et résoud finalement les problèmes fondamentaux de la science juridique, et éclaire tout le système des problèmes juridiques. C΄est donc la philosophie du droit qui pose l΄idée de droit: «car, la notion de droit, ce dernier étant entendu comme ensemble d΄actes, présuppose l΄idée de droit, c΄est-à-dire le principe intelligible dont sont nées les formes spécifiques du savoir mêlées au sens en vue de la création de l΄acte en tant que synthèse d΄intelligible et de sensible et en tant que porteur d΄un sens déontologique concret. Si donc la notion de droit est fondamentale pour le juriste, l΄est également pour lui l΄idée de droit». La troisième étude de Constantin Tsatsos, et qui est aussi la plus importante, La question de l΄interprétation du droit (1932), analyse de manière magistrale la méthode téléologique de l΄interprétation du droit. «La téléologie, écrit-il, est une forme de la pensée que je considère nécessaire pour tout l΄univers de la praxis, mais qui acquiert sa forme la plus achevée en droit. La structure échelonnée des règles de droit, la structure échelonnée des organes de l΄Etat, sont des expressions de la téléologie. Elles constituent l΄individualisation nécessaire afin d΄unir ce qui devait être (sollen) comme idée absolue de la praxis, avec l΄acte individuel de chacun. Donc l΄interpréta¬tion du droit est téléologique, non seulement parce que la téléologie est une méthode simplement adéquate pour une meilleure appréhension de ses significations, pour combler les lacunes du système ou lever ses contradictions, mais aussi parce que la téléologie est infuse partout où pour comprendre un acte, il faut savoir où il vise. C΄est à partir de là que nous apprécions sa valeur ou sa non-valeur. Cette méthode d΄interprétation est donc valable là où l΄objet de la recherche sont des actes de l΄homme, c΄est-à-dire toute l΄histoire et par conséquent le droit». Et C. Tsatsos de conclure: «la méthodologie du droit ne peut sortir des cadres tracés par la théorie relative à son interprétation téléologique». Cette étude qui aurait pu occuper une place éminente dans la pensée juridique européenne, si elle avait été traduite, est devenue le patrimoine des juristes grecs et a influencé de façon décisive aussi bien la théorie que la jurisprudence. Vient ensuite sa leçon inaugurale: La mission de la philosophie du droit dans la civilisation actuelle (1933) qui fut un discours d΄une profonde portée philosophique, prenant pour objet notamment l΄analyse du concept de la Cité, de la culture (paideia) et du droit dans le monde des idées. Il y défend: «la Cité est surtout et principalement une grande institution de la culture (paideia). Car la Cité ne sert pas seulement négativement l΄idée de liberté, en écartant l΄atteinte à la liberté extérieure de chacun par autrui, mais positivement aussi en visant à la manière d΄un vrai pédagogue à la libération intérieure de l΄individu .... Ni la domination par la force, ni le bonheur matériel ne peuvent être considérés comme le but suprême de la Cité. Ils ne sont que des moyens, en principe nécessaires, en vue d΄atteindre l΄unique but possible conformément à la raison. Ce but est la culture (paideia), qui s΄appuie sur le passé, mais qui se tourne vers les forces nouvelles de la vie — la culture (paideia) tournée vers la vertu». Et. C. Tsatsos de conclure: «la philosophie idéaliste est par excellence une philosophie hellénique. Si nous retournons au sens profond de l΄hellénisme, si nous laissons la voix de notre conscience historique se faire entendre librement, la philosophie de la liberté et des idées ressuscitera d΄elle-même sur la terre dans laquelle elle a fleuri et sur laquelle elle a produit ses fruits les plus éclatants». C΄est ce climat de philosophie du droit qui a dominé nos années d΄étudiants, devenant non seulement une expérience spirituelle mais également le fondement inébranlable de notre évolution scientifique ultérieure. En même temps, demeure pour nous inoubliable l΄enseignement de notre maître, avec son analyse des thèmes philosophiques les plus subtils, comme: «l΄origine de la vie de l΄esprit», «l΄histoire de l΄idée du droit» et «le système des valeurs». Le système de la philosophie du droit de Constantin Tsatsos ainsi que ses nombreuses études parues ultérieurement ont influencé en profondeur la pensée juridique hellénique. Ainsi, la jeune génération qui partit d΄une position idéaliste, continue de suivre la voie tracée par lui, avec de riches apports à toutes les branches du droit. C΄est la démarche scientifique au sujet de laquelle, dans mon étude publiée dans le Tome en l΄honneur de Constantin Tsatsos (1980), j΄écrivais que lorsqu΄on aura compris quelle est la valeur du système en philosophie du droit, l΄on pourra saisir la valeur de la méthode téléologique dans le système du droit. Tout cela cependant est soumis à une condition unique et fondamentale, à savoir celle de la reconnaissance de la valeur absolue du devenir historique dans le domaine de la réalisation de toutes les valeurs. Constantin Tsatsos écrit: «le sens de la vie historique n΄est ni la transcendance ni la préparation à une autre vie post-historique, ni le simple bonheur matériel, mais la création de valeurs, et l΄approche des idées absolues». C΄est seulement à cette condition que la réalisation de toutes les idées ou des valeurs absolues acquiert une valeur dans la vie historique, de même que la Cité en tant que lieu historique de cette réalisation.

Επετηρίδα

Κωνσταντίνος Τσάτσος
Δίκαιο
Συστηματική Φιλοσοφία


1989-1990

Κείμενο/PDF

Γαλλική γλώσσα
Ελληνική γλώσσα



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