Η κριτική του Sartre στη θετικιστική ψυχολογία στο Σχεδίασμα μιας θεωρίας περί συγκινήσεων

 

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2010 (EN)
Η κριτική του Sartre στη θετικιστική ψυχολογία στο Σχεδίασμα μιας θεωρίας περί συγκινήσεων

Πρελορέντζος , Ιωάννης

Cette étude, qui est la première partie d΄une recherche en cours de développement centrée sur le petit livre de Jean-Paul Sartre Esquisse d΄une théorie des émotions (1939), se divise en quatre sections. Dans l΄Introduction, il est précisé que l' Esquisse devait constituer la partie ini¬tiale de Psychéun «traité de psychologie phénoménologique» resté inachevé malgré son ampleur; il s΄étendait à quatre cents pages durant la «drôle de guerre» (cf. J.-P. Sartre, Carnets de la drôle de guerre. Septembre 1939 - Mars 1940). Ensuite, je mentionne le regain d΄intérêt récent pour la période phénoménologique de la production philosophique de Sartre et je décèle les analyses du philosophe sur la vie affective humaine dans l'ensemble de ses écrits (philosophiques et littéraires) depuis 1934 jusqu' en 1948. Comme il est impossible de tenter de replacer ici la théorie sartrienne des émotions dans le cadre des diverses conceptions phénoménologiques de l' émotion et, plus généralement, de la vie affective, j' essaie de découvrir les raisons de l' intérêt attesté du jeune Sartre à la psychologie, ainsi que les raisons de l' inachèvement de la Psyché. Enfin, étant donné que Sartre aborde la question des émotions à travers un prisme phénoménologique, et non en tant qu' historien de la philosophie, nous comprenons pourquoi nous ne rencontrons dans l' Esquisse aucune référence aux théories des passions -et (ou) des sentiments, des émotions, des affects, des perturbations de l΄âme- élaborées dans l΄antiquité (grecque et romaine), au moyen âge et, surtout, à l΄âge classique. La seconde section est consacrée à la structure de l' Esquisse, à ses articulations; je me réfère en passant aux traces laissées par cet ouvrage à la pensée et à l΄enseignement de certains philosophes et sociologues français majeurs de la seconde moitié du vingtième siècle. Dans la troisième section, je me penche sur la critique faite par Sartre à la psychologie positive en général, c' est-à-dire aux psychologues s' en tenant à l' expérience, aux faits; je procède à un commentaire suivi des premières pages de l' Introduction de l' Esquisse, dans lesquelles Sartre reproche à la psychologie positive de méconnaître les totalités synthétiques, telles que l' homme et le monde, et surtout leur sens. Enfin, l' objet de la quatrième section est la critique exercée par Sartre aux différentes formes prises par la psychologie positive de la fin du XIXe siècle et des premières décennies du XXe siècle lors de l' étude des émotions, le problème principal résidant dans le fait que l' émotion est ainsi abordée isolée de tous les autres phénomènes ou fonctions psychiques (attention, mémoire, perception, etc.). De plus, le positivisme de la «science psychologique» ne lui permet pas de poser la question des conditions de possibilité d' une émotion, question à laquelle Sartre conière la plus haute importance. L' objection principale soulevée par Sartre contre la psychologie positive est qu' elle considère les émotions comme des états (Zustände), c΄est-à-dire qu' elle les chosifie, en ne se rendant pas compte de leur caractère intrinsèquement dynamique.

Επετηρίδα

Συγκίνηση
Ιστορία της Φιλοσοφίας
Θετικιστική ψυχολογία
Jean-Paul Sartre


2010

Text

French
Greek



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