Εισαγωγικά στην Πραξιολογία

 

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Philosophy (EN)


1977 (EN)
Εισαγωγικά στην Πραξιολογία

Δεσποτόπουλος , Κωνσταντίνος Ι.

L’analyse de la praxis par la philosophie implique l’élucidation de la différence radicale et multiple entre praxis et théorie de même que l’emploi de catégories autres que celles employées pour l’analyse de la théorie. La distinction d’origine aristotélicienne entre praxis, poiésis et théorie, valable toujours à son niveau, peut servir de base à la recherche philosophique portant sur la conscience. Au cours de cette recherche, apparaît une autre distinction, également tripartite, qui se situe au tréfonds de la conscience: élan, intuition, vision. En effet, la conscience à son état premier se constitue d’un élan de recherche, portant sur quelque chose qui est à inventer, c’est-à-dire à découvrir parmi des possibles encore inaperçus. Cet élan de recherche ne durera que jusqu’à l’obtention de son objectif par un moment d’intuition qui survient comme une inspiration de la conscience, lui relevant l’objet recherché. Cet événement révélateur, qui ainsi couronne et supprime dans la conscience l’élan de recherche comporte le dépassement de la subjectivité humaine en unissant la conscience du transcendent. À la suite de ce moment d’intuition, l’existence interne de l’homme acquiert un état de plénitude. Une notion représentant l’objet antérieurement recherché remplit la conscience et lui procure, par sa présence, une attitude de repos. Désormais, la conscience est une vision portant sur cette notion. Pourtant, la notion, sur laquelle porte cette vision, ne comporte pas toujours la satisfaction et l’immobilité. Parfois, elle déclenche un nouvel élan dans la conscience; c’est lorsque elle est aporétique ou pratique et surtout déontique. Est aporétique la notion inhérent à la question. Celle-ci est l’une des deux phases du processus de la Raison; l’autre en est le jugement. La question est la phase initiale et dynamique du processus de la Raison, le jugement en est la phase finale et statique. La question se constitue d’une notion aporetique, c’est-à-dire exigeant à son remplacement par une autre notion de contours plus limités que les siens et de validité stable. L’apparition de cette autre notion comportera le dépassement de la question, et constituera le jugement consécutive à celle-ci. Or, la question ce compose d’un moment d’intuition, d’un état de vision portant sur la notion aporétique et surtout d’un élan se dirigeant dans le sens de celle-ci. Le jugement se compose d’un moment d’intuition, consécutif à l’élan de recherche dont surout se compose la question, et d’un état de vision portant sur une notion affirmative, apparue dans la conscience au moment d’intuition; il ne comprend pas d’élan. Cependant, cette notion affirmative, inhérente au jugement, si celui-ci est pratique, et plus particulièrement déontique, elle ne manque pas de faire naître dans la conscience un nouvel élan, dont l’objectif sera de changer finalement la réalité. Il s’agit là du raisonnement pratique, dans lequel la question même est déjà pratique. Le raisonnement pratique se déroule par une succession réiterée de question et de jugement en altenance, qui portent d’un côté sur une notion déontique, expression concrète d’une valeur, de l’autre côté sur la réalité existant face à la conscience et correspondant à cette notion déontique. Ce qui par ce processus de la Raison est recherché dans la réalité ce sont les possibilités y incluses pour la réalisation de ce qu’exige la notion déontique. E le résultat e cette recherche sont des notions du possible, chaque fois plus proches de la réalité, qui remplissent la conscience, pour y subir du reste une selection axiologique. À la suite de cette sélection, seule une de ces notions du possible sera chaque fois investie de caractère déontique; elle sera celle qui sous cette forme conduira désormais le déroulement du raisonnement pratique, alors que les autres en seront rejetés et tombées dans un état négatif : dans l’univers des omissions. Mais la praxis ne se constitue pas du seul raisonnement pratique; elle est un ensemble de notions pratiques et d’actes volitifs, intellectuels et corporels ou purement psychiques, avec des conséquences modelatrices de la réalité pratique, mais aussi, et en cohésion avec lui, de l’exécution, c’est-à-dire de l’acte pur, auquel tend et aboutit le raisonnement pratique et par lequel s’achéve la praxis. Cet aboutissement du raisonnement pratique se fait par l’intermédiaire de sa dernière notion déontique; elle est si proche de la réalité, qu’elle s’offre à servir de pont de transition, du processus volitif-intellectuel qu’est le raisonnement pratique à l’acte purement psychique ou même corporel, apte à modeler la réalité, qu’est l’exécution.

Επετηρίδα

Πραξιολογία
Συστηματική Φιλοσοφία


1977

Text

French
Greek



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